Pétales
- Déborah Misenga
- 22 juin
- 1 min de lecture

Je t’aime !
Ce dernier coucher de soleil me tient en éveil,
Sans toi, plus rien ne m’émerveille,
Je m’étais jurée de ne plus jamais aimer
Il faut croire que les bonnes résolutions finissent toujours à la corbeille
Je n’ai donc rien à célébrer et peine à trouver le sommeil.
Un peu
Passion et déception s’entremêlent en moi
Je n’étais même pas ton dernier choix
Je t’aime, et c’est un véritable dilemme
Ce nouvel échec amoureux
M’enseigne que pour aimer, il faut minimum être deux.
Beaucoup
Vingt-trois heures cinquante cinq
Le champagne coule à flot mais personne ne trinque
Dans ma bulle, je m’enferme. L’ année est arrivée à son terme,
Feux d’artifices aux milles couleurs étouffent mes pleurs
Le monde entier retient son souffle, et peine à saisir ce que mon sourire camoufle.
Un cœur brisé confrontant ses plus grandes peurs.
Passionnément
Comme une fleur qui perds ses pétales, je m’étale.
En larmes, sur le divan, je m’affale,
En proie au ressentiment, Je déballe mes sentiments
Le souvenir de nos nuits passées à contempler les étoiles
s’efface depuis que tu as mis les voiles.
Ai-je tort de te rester loyale ?
À la folie
De toi mon cœur s’est épris, ce sentiment me maintient pourtant en vie.
Il ne reste plus aucun pétale pour te déclarer ma flamme, tant tu as blessé mon âme.
Parler mariage t’a fait sortir tes griffes, me replaçant dans ma cage.
Pour en sortir, j’ai appris à être plus sage.
L’amour est une graine qui se sème, plus fort que la haine,
Il survit plus longtemps qu’un jardin de Chrysanthèmes.
Je sèmerai encore un « Je t’aime ! ».

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