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La marque de la Bête

J’ai évolué dans une société

Où l’opinion de la majorité est considérée comme la vérité,

Alors qu’en réalité, ce n’est pas toujours vrai.

Le destin m’a donné la chance

De vivre dans une famille fermée,

Là où l’on m’enfermait

Pour que je ne sois pas influencée

Par les mauvais comportements.

On m’a appris la sagesse,

Et que même dans ma tristesse,

Il faut que je garde mon honneur.

Peu importe si je dois perdre mon bonheur.

On m’a dit de ne pas prendre

Tout ce que les gens m’offrent,

Car certains cadeaux

Ne sont que des cadeaux empoisonnés,

Qui deviennent des fardeaux

Que l’on devra porter.

On m’interdisait d’imiter

Tout ce que je voyais,

Que ce soit les jeunes de mon âge

Ou les stars qui étaient connues à mon bas âge.

On m’interdisait une façon de m’habiller

Qui semblait être à la mode,

Car la décence est une puissance,

Disait ma mère.

J’ai vécu en me sentant prisonnière

De la liste des règles qu’on m’imposait.

Parfois, je faisais l’école buissonnière

Pour pouvoir m’y opposer.

Après, je suis devenue autonome,

Et je me suis dit :« Enfin, je vais faire tout ce que j’aime. »Je pensais que le monde extérieur était tendre,

Avant de découvrir

Que si tu ne fais pas ce que l’écran affiche,

On te prend pour un lâche.

On te plonge dans l’isolement,

On te torture psychologiquement,

On t’embarque

Là où on te juge par des remarques,

Jusqu’à ce que tu acceptes

D’être au service du système mondial

Et de porter la marque que tout le monde porte.

Mes proches m’avaient dit

Que la chasteté et la pureté

Me donneraient la liberté.

Mais le système du monde ordonnait

De suivre tout ce que la chair désire,

Ou bien tout ce que les autres désirent.

C’est alors que j’ai réalisé

Que je vivais un combat :Choisir de suivre ce que le monde veut

Et conserver sa validation,

Ou vivre selon la vérité que je connais

Et être dévalorisée.

Je pensais que ce serait une affaire légère

Qui ne serait qu’éphémère,

Mais les jugements m’ont amenée à la cour

À cause de ce parcours

De résistance que je menais.

Ma peine capitale immédiate

Est une leçon pour ceux qui feront de la résistance.

Le verdict est tombé, et pour moi, c’est chaud.

Les gardes m’ont conduite jusqu’à l’échafaud.

Maintenant, je pose ma tête devant la guillotine,

Car j’ai refusé la marque,

Le symbole du système du monde.

Avant de me décapiter,

On m’a laissé prononcer mes derniers mots

Pour voir si je changerais d’avis.

Et c’est là que commence mon dernier débat :Dois-je accepter cette marque

Et vivre dans la soumission,

En abandonnant mes convictions

Pour sauver ma vie ?Ou dois-je refuser,

Accepter la souffrance et la mort,

Pour garder ma liberté intérieure

Et rester fidèle à ce que je crois ?Car parfois, le plus grand combat

N’est pas entre la vie et la mort,

Mais entre survivre sans âme

Ou mourir avec son honneur.

Mais mes derniers mots sont :« Je refuse la bête et ses actes.

Car ici-bas, je ne suis qu’un pèlerin.

J’accepte de mourir dans la sincérité

Plutôt que de vivre sous la dictature

De la bête et de ses actes immondes.

Ceci est mon dernier sermon.

Enfin, je suis libre de mourir

Comme un être humain digne de l’être. »


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